L'ère de Dalila

Il arrive un jour où tu sors en douce mais tu ne rentres pas chez toi
Où tu es devant les lampadaires
Je cours sur la route et ton père ne le saura pas
Ça fait mal de grandir, quand tes genoux sont encore coupés
Mais pour nous, la vie n'a jamais été sans sang

Recevoir la froide vague d'au revoir de la vie venant de l'obscurité de l'allée
Je pleure, je ne suis pas doué pour les adieux, alors je m'en remets aux lumières
Pouvez-vous juste me dire dans quelle direction je conduis ?
Interstate ou autoroute, j'y vais, je suis prêt

Il arrive un jour où tu découvres que tu ne veux pas mourir
Ils diront qu'il est temps que tu grandisses enfin
Tu es parti depuis un moment, mais ils ne te demanderont jamais pourquoi
Ils demandent ce que ça fait de m'étouffer
Mais tout ne ressemble pas à autre chose

Recevoir la froide vague d'au revoir de la vie venant de l'obscurité de l'allée
Je pleure, je ne suis pas doué pour les adieux, alors je m'en remets aux lumières
Pouvez-vous juste me dire dans quelle direction je conduis ?
Interstate ou autoroute, j'y vais, je suis prêt

20h à minuit dans les stations-service
Prier les chiens d'un inconnu sur le parking
J’ai demandé : ai-je fait assez pour le salut ?
Ils ont dit : Tu mourras si tu t'en remets à Dieu
J'ai dit que j'avais bu de cette rivière jusqu'à ce que je la saigne à sec
Mais ils m'ont regardé droit dans les yeux et ont dit
Ce n’est pas grave si l’herbe est plus verte de l’autre côté
Tant qu'il est vivant

Alors fais-lui un dernier au revoir, à la lumière de l'autoroute
Je pleure, je ne suis pas doué pour les adieux, mais j'ai attendu toute ma vie
Alors tu me dis juste dans quelle direction je conduis
Interstate ou autoroute, on y va, on est prêt