La chanson « Los Chiquinarcos » d'El Tigrillo Palma est un corrido narratif, un genre profondément enraciné dans la culture mexicaine, racontant souvent des histoires de vie, d'amour et parfois les exploits d'individus impliqués dans le trafic de drogue. Les paroles décrivent une scène animée où un groupe joue, les gens font la fête et des coups de feu se font entendre. La chanson dépeint les personnages, appelés « chiki narcos », comme des individus à la fois craints et respectés au sein de leur communauté. Ils sont décrits comme astucieux en affaires, charmants avec les femmes, fidèles à leurs amis et toujours joyeux et courageux.
La chanson ne glorifie pas explicitement le mode de vie de ces individus mais dresse plutôt un tableau de leur réalité. Il reconnaît le pouvoir qu'ils détiennent (« la plebada manda ») et leur capacité à profiter pleinement de la vie tout en étant prudent et préparé (« sin descuidar el mercado »). La mention de leur éducation (« estudiados ») à côté de leur courage suggère un profil de caractère complexe, et pas seulement l'image stéréotypée d'un trafiquant de drogue.
« Los Chiquinarcos » reflète un phénomène culturel où la vie des personnes impliquées dans le trafic de drogue est tissée dans le tissu de la musique régionale. C'est une représentation qui peut être considérée comme controversée, car elle aborde les thèmes de l'anarchie, des dynamiques de pouvoir et de la normalisation de la violence au sein de certaines communautés. La chanson est une fenêtre sur un monde où les frontières entre le bien et le mal sont floues et où la survie dépend souvent de l’esprit et de la force.