« Tirando La H (feat. Esteban Gabriel) » de Natanael Cano est un portrait vivant d'un style de vie marqué par l'excès, la camaraderie et le sentiment de vivre l'instant présent. La chanson s’ouvre sur un appel à l’action, ouvrant la voie à un récit qui tourne autour de l’indulgence et de la célébration. Les paroles dressent le portrait d’une vie remplie de voitures rapides, de musique forte et d’un flux constant de substances, autant d’éléments emblématiques d’un certain type de liberté et de rébellion. La mention des « corridos de polvo » et du « narizazo » fait allusion au côté le plus sombre de ce mode de vie, où la consommation de drogues est un thème commun.
La chanson aborde également les thèmes de la gratitude et de la loyauté. Malgré les connotations hédonistes, il existe un sentiment d'appréciation pour les amis et les partenaires qui partagent ce style de vie. La phrase « Estoy agradecido con mis amigos y socios » souligne l'importance de ces relations. Cette dualité de vivre pleinement la vie tout en reconnaissant la nature éphémère de l'existence (« que la vida es prestada y por muy poco ») ajoute de la profondeur au récit par ailleurs flashy.
Les références culturelles sont abondantes, notamment dans le deuxième couplet où Esteban Gabriel prend le relais. La mention de « 713 » (l'indicatif régional de Houston) et de « Swinging and banging en las trocas » lie la chanson à un contexte géographique et culturel spécifique. Les images des « vidrios polarizados » et des « asientos de cocodrilo » mettent davantage l'accent sur un style de vie de luxe et de statut. La chanson se termine par un clin d'œil à leurs racines, « De arriba, Hemosillo, Sonora », ancrant le récit dans un sentiment d'appartenance et d'identité. Dans l'ensemble, « Tirando La H » est une célébration d'un style de vie intense, rempli à la fois de hauts et de bas, et un hommage aux liens qui en valent la peine.