M. Cellophane

Dans la comédie musicale « Chicago », la chanson « Mr. Cellophane' est une expression poignante de l'invisibilité et de la négligence. Chantées par le personnage d'Amos Hart, les paroles plongent dans ses sentiments d'être négligé et méconnu. Amos est un homme simple et sans prétention qui est souvent éclipsé par les personnages plus flamboyants et dramatiques qui l'entourent. La métaphore de la « cellophane » – un matériau transparent – ​​rend bien compte de son sentiment d'être vu à travers et ignoré par ceux qui l'entourent.

La chanson commence par des images saisissantes montrant à quel point quelqu'un peut se faire remarquer s'il fait une scène, que ce soit en criant dans une foule ou en provoquant une agitation dans une salle de cinéma. Ces scénarios contrastent fortement avec la propre expérience d'Amos, où il se sent invisible malgré sa présence physique. La répétition de l'expression « Monsieur Cellophane » souligne sa frustration et sa résignation face à son sort. Il déplore que les gens puissent « regarder à travers » et « passer à côté de lui » sans reconnaître son existence.



Les sentiments d'invisibilité d'Amos sont encore mis en évidence par des analogies pertinentes. Il se compare à un chat qui remarquerait sûrement son propriétaire ou à un conjoint qui remarquerait certainement son partenaire depuis sept ans. Ces comparaisons soulignent qu’être ignoré n’est pas une question de présence physique mais une signification émotionnelle et sociale. La lamentation d'Amos est un cri universel de reconnaissance et de validation, quelque chose qui résonne chez tous ceux qui se sont déjà sentis négligés ou sous-estimés.

« Chicago » est connu pour sa vision satirique du crime et de la célébrité, mais « Mr. Cellophane' offre un moment de véritable pathétique. Cela rappelle au public que derrière les paillettes et le glamour, il y a des individus comme Amos qui luttent contre un sentiment d'insignifiance. La chanson constitue un commentaire puissant sur le besoin humain de reconnaissance et la douleur d’être invisible dans un monde qui privilégie souvent le style plutôt que le fond.